Un mini-van, quelques heures de trajet, une route laotienne typique et des décors superbes, nous voici arrivé à Phongsavan. Cette ville est notamment connue pour les plaines de jarres se trouvant autour.
Il y a un mystère qui tourne autour de ces fameuses jarres depuis de nombreuses années. Les hypothèses sont nombreuses.
Des jarres transportées par des armées tribales, destinées aux transports de nourritures et boissons diverses.
Des jarres utilisées par les « druides » il y a un nombre d’années inconnues
Des jarres utilisées une fois lors d’un grand rassemblement (une énorme fête en somme…) avec plein de vin…..
Etc…
A notre arrivé dans la ville nous trouvons rapidement une guesthouse et prenons les renseignements nécessaires pour la visite des plaines et pour notre départ pour Hanoi (Capital du Vietnam). Il se trouve que le seul bus départ pour Hanoi est le lendemain matin à 7h. Il est 15h30, nous devons visiter ces fameuses plaines : Action, Réaction. Nous prenons un taxi, visite de la plaine la plus importante et d’un coup, plusieurs centaines de jarres nous entourent. Ils sont accompagné de plusieurs cratères créés par les bombes américaines (encore eux) lors de la guerre du Vietnam. Suivant la version officielle, cette endroit devait être protégé vu son importance historique… On en doute.
La vue de toutes ces jarres mystérieuses n’est pas impressionnante mais l’atmosphère qui se dégage est très particulière. Un sentiment confus est présent. Les jarres, leurs imposantes tailles et leurs diverses formes, leurs éparpillements et ces états encore quasi « parfait » sont confrontés à ces trous de bombes et ces tranchées présentes partout sur le site. Etrange que ce sentiment.
Un couché de soleil, un retour en ville et nous voici sur la fin de notre voyage dans le nord du Laos en direction du pays d’un certain Fred, le Yellow, à la rencontre de notre premier visiteur, la Yellow.
Julien attends ce moment avec impatience depuis le début du voyage de toute évidence.
Mais il nous reste un petit 18h de bus avant tout ça….. et pas des moindres.
Debout 5h et évidement le bus par plus tard. Nous avons peu de places pour nos jambes et cela s’annonce compliqué. Quelques étrangers dans le bus, nous rencontrons notamment Quentin, un français. Dans notre route à travers le Laos le car s’arrête plusieurs fois pour faire ces « livraisons », c’est « La Poste » d’ici. Pour donner du piment, Julien est malade et ce n’est pas le voyage le plus adapté pour guérir….
Traversé de la frontière fréquentée que par des énormes camions. Frontières boueuses au possible et un retour aux chaussures se voit obligatoire. Le douanier regarde nos passeports, nous regarde, regarde de nouveau nos passeports et s’interroge. Il touche sa joue et nous comprenons que nos barbes l’interpellent. Au final il rigole et nous fais une petite blague que vous ne pourrie(Z) comprendre….. on ne l’as pas compris un seul instant...…
Arrivé au Vietnam, changement d’univers, on sent un peu plus de modernité. On est de nouveau perdu avec la monnaie et la langue mais cela est normal. Et juste avant d’arriver sur Hanoi nous comprenons pourquoi il y avait si peu de place. Un arrêt au beau milieu de la nuit devant une boutique et l’ensemble des employés du car et du magasin ainsi que le Flujo sortent du bus, quantité de morceaux de bois. Il y en avait à peu près à tous les endroits où il était possible d’en mettre. Le plancher du bus lui-même était des planches recouvertes d’un tapis. Un trafic bien organisé.
Arrivé à Hanoi, des taxis nous attendent pour nous emmener dans un hôtel avec un patron loin d’être sobre…. Le temps d’une balade nocturne et de prendre des rats dans les pieds, il faut dormir (vraiment) maintenant.